Le Cabinet Costas Casablanca organise une conférence débat sur “les sociétés civiles des professions réglementées”

Pour fêter ses 5 ans, le Cabinet Costas Casablanca a organise le vendredi 29 Juin 2018, à l’hôtel Grand Mogador, une conférence débat sur le thème : “Les sociétés civiles des professionnels entre la réglementation et la pratique”.

Cette conférence débat est la première conférence scientifique organisée par le Cabinet, dans le but de créer un échange entre les professions réglementées et les chercheurs dans le domaine juridiques.

La conférence inaugurée par un discours de bienvenue de Me Hassan Essonni, a été animée par des exposées de plusieurs intéressés:

Me Azzedine Bensti, maitre de conférence à l’université Hassan II, a présenté le cadre juridique général des sociétés civiles dans le droit marocain et comparé, et l’évolution que connait cet institution juridique, et les lacunes de ce système.

Me Mohamed Aghnaj, avocat associé fondateur au Cabinet Costas Casablanca, a rappelé les dispositions qui réglementent les sociétés dans plusieurs professions (architectes, experts comptables, médecins, huissiers de justice, adouls), et a exposé le régime de la SCPA à la lumière de la loi 29.08, pour s’intéresser au sociétés d’avocats dans le droit comparé.

Monsieur Hassan AKID, expert comptable a donné un aperçu sur le régime des sociétés dans sa profession, et les possibilités qu’offre la loi.

De même pour Monsieur Adil KAMMOUS, huissier de justice, qui a exposé le régime d’association des huissiers, et surtout les carences de la loi en matière de personnalité morale, de mode de travail, et de définition des responsabilités .

Monsieur Bouchaib JIRANE , adoul, s’est interrogé sur le manque de réglementation de société ou association pour la profession des Adouls qui ne peut s’exercer de façon individuelle.

 Les interventions des professionnels, juristes, médecins, notaires et enseignants chercheurs, ont apporté plusieurs éclaircissements et précisions.

Nous ne manquerons pas de publier les interventions scientifiques très riches présentées par les intervenants.

Les débats et échanges ont continué au cours de la pause café á l’occasion.



Une conférence débat réussie comme en témoigne les photos ci-après , qui encourage d’en organiser d’autres très prochainement,


DÉCISION RÉCENTE DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL FRANÇAIS: UN PRÉVENU NE PEUT REFUSER, DANS DES CONDITIONS PRÉCISES, DE DONNER LE CODE DE VERROUILLAGE DE SON TÉLÉPHONE قرار حديث للمجلس الدستوري الفرنسي يأسس لتراجع خطير عن حق الضنين أو المشتبه فيه في التزام الصمت وعدم تقديم ادلة تؤيد اتهامه:

الامر يتعلق بحالة شخص تم ايقافه ووضعه تحت الحراسة النظرية من اجل حيازة والاتجار في مادة مخدرة.
واثناء اعتقاله، رفض الادلاء بالقن السري (code) لهاتفه المحمول.
مما جعل الشرطة ثم النيابة العامة تعتبر رفضه عرقلة للعدالة مستندة على مقتضيات حديثة في القانون الجنائي الفرنسي وسعت الاستثناء الذي كان مقصورا فقط على حالة الجرائم الارهابية.
محامي المتهم قدم اعتراضا (دفعا) على شكل سؤال أولي حول دستورية هذه المقتضيات القانونية اسسه على اعتبار الزام الشخص بتقديم قن هاتفه يمس بحق المتهم في التزام الصمت المقرر دستوريا وقانونيا، وكذلك بمبدأ عدم الزام اي شخص مشتبه فيه بتقديم اية ادلة قد تؤدي إلى الاضرار به او الى تأييد اتهامه (le droit de ne pas s’accuser).
لكن المجلس الدستوري الفرنسي في قراره الصادر بتاريخ 30/03/2018، رفض هذا الاعتراض، معتبرا بان الامر يتعلق بتشفير (cryptologie) وان القانون يلزم الشخص بتقديم وسلية فك الشيفرة وان ذلك لا يعد اعترافا ولا خرقا للحق في الصمت.
رغم انها مع ذلك جعلت الامر محددا بعدة شروط منها ان يكون الشخص المعني على علم بالقن، وان تكون الوسيلة المشفرة (الهاتف في هذه الحالة) قد استعملت في ارتكاب الفعل المجرم، وان يكون ذلك بامر سلطة قضائية.
تعليل قرار المجلس الدستوري:

“En premier lieu, en imposant à la personne ayant connaissance d’une convention secrète de déchiffrement d’un moyen de cryptologie de remettre ladite convention aux autorités judiciaires ou de la mettre en œuvre uniquement si ce moyen de cryptologie est susceptible d’avoir été utilisé pour préparer, faciliter ou commettre un crime ou un délit et uniquement si la demande émane d’une autorité judiciaire, le législateur a poursuivi les objectifs de valeur constitutionnelle de prévention des infractions et de recherche des auteurs d’infractions, tous deux nécessaires à la sauvegarde de droits et de principes de valeur constitutionnelle.

8. En second lieu, aux termes de la première phrase de l’article 29 de la loi du 21 juin 2004 mentionnée ci-dessus constitue un moyen de cryptologie « tout matériel ou logiciel conçu ou modifié pour transformer des données, qu’il s’agisse d’informations ou de signaux, à l’aide de conventions secrètes ou pour réaliser l’opération inverse avec ou sans convention secrète ». Les dispositions critiquées n’imposent à la personne suspectée d’avoir commis une infraction, en utilisant un moyen de cryptologie, de délivrer ou de mettre en œuvre la convention secrète de déchiffrement que s’il est établi qu’elle en a connaissance. Elles n’ont pas pour objet d’obtenir des aveux de sa part et n’emportent ni reconnaissance ni présomption de culpabilité mais permettent seulement le déchiffrement des données cryptées. En outre, l’enquête ou l’instruction doivent avoir permis d’identifier l’existence des données traitées par le moyen de cryptologie susceptible d’avoir été utilisé pour préparer, faciliter ou commettre un crime ou un délit. Enfin, ces données, déjà fixées sur un support, existent indépendamment de la volonté de la personne suspectée.

9. Il résulte de ce qui précède que les dispositions contestées ne portent pas atteinte au droit de ne pas s’accuser ni au droit au respect de la vie privée et au secret des correspondances.

طبعا المتهم في هذه الحالة لا زال لديه الحق في اللجوء للمحكمة الاوروبية لحقوق الانسان.
وللتذكير فإن شركة آبل Apple سبق لها في قضية شهيرة أن رفضت تسليم الشرطة الامريكية FBI الصلاحية التقنية لفك قن سري لهاتف ايفون يفترض انه يعود لمشتبه فيه بالارهاب، با ان الشركة تقدمت بشكاية ضد الاف بي اي بسبب ما راج حول تمكن هذه الاخيرة من فك شيفرة اغلاق هاتف الايفون.
وينتظر ان تنتقل مثل هذه القواعد القانونية، كما جرت العادة على ذلك، من القانون الجنائي الفرنسي للقانون الجنائي المغربي.
ولنا عودة للموضوع لمزيد من الدراسة القانونية.
 

Le projet de loi sur la médecine légale et les garanties de défense مشروع القانون حول الطب الشرعي وضمانات الدفاع

Me Hassan Harouche, avocat associé fondateur au Cabinet Costas Casablanca, et membre du Conseil de l’Ordre des Avocats de Casablanca, a participé le vendredi 05 janvier 2018, à la rencontre scientifique organisée par “l’Association Marocaine de la Médecine Légale” autour du thème du projet de loi no 06.14 sur la médecine légale,

Me Harouche a présenté son point de vue concernant “les garanties de défense” dans le projet de loi, en se basant sur les textes en relation et la jurisprudence.

Nous mettons ci-joint l’intégralité de son intervention au profit des chercheurs et intéressés.

” شارك الأستاذ حسن هروش ، المحامي الشريك المؤسس بمكتب المحاماة كوسطاس، في الندوة المنظمة بكلية الطب والصيدلة بالدارالبيضاء من قبل ” الجمعية المغربية للطب الشرعي حول مشروع القانون المنظم لمهنة الطب الشرعي، بعرض تحت عنوان “مشروع القانون رقم 006.14 المتعلق بالطب الشرعي، أية ضمانات لحقوق الدفاع” .

وقد قدم عرضا حول محور” أية ضمانات لحقوق الدفاع؟”

، كما شارك في الندوة التي ترأس أشغالها البروفيسور أحمد بلحوس الأستاذ بكلية الطب بالدار البيضاء ورئيس الجمعية،  إلى جانب الاستاذ حسن هروش، كل من الأساتذة:

الأستاذ هشام ملاطي (القاضي الملحق بوزارة العدل) : مشروع القانون : السياق والمنهجية المتبعة والخطوط العريضة

الأستاذ هشام بنيعيش (الجمعية المغربية للطب الشرعي) : أية استراتيجية للنهوض بالطب الشرعي ؟

الأستاذ هشام البلاوي (رئاسة النيابة العامة) : أية علاقة وظيفية بين النيابة العامة والطب الشرعي 

الدكتور أحمد بوداق (وزارة الصحة) : أفاق تطوير الطب الشرعي بالمغرب.

ونقدم هنا الورقة العلمية التي شارك بها الاستاذ حسن هروش.

Nouvelle jurisprudence de la Cour de Cassation: les ATD de la CNSS ne sont pas fondés, et sont considérés comme illégaux, قرار جديد لمحكمة النقض: الاشعار للغير الحائز الصادر عن الصندوق الوطني للضمان الاجتماعي غير مؤسس قانونا.

L’avis à tiers détenteur (ATD) est un moyen de procédure qui permet à un comptable public (Trésorerie générale du Royaume (TGR), La Direction générale des impôts (DGI)) de recouvrer des créances auprès de débiteurs indélicats.

Concrètement, l’ATD habilite le recouvrer public à faire bloquer par la banque les comptes des débiteurs et à saisir les sommes qui s’y trouvent, ainsi que celles qui viendraient à y être déposées ultérieurement, en remboursement des montants à recouvrer.

Un des organismes qui recoure régulièrement a ce moyen, et surtout pour des créances encore hypothétiques et incertaines est la Caisse Nationale de la Sécurité Sociale.

La Cour de Cassation vient de donner raison à un requérant et déclaré l’ATD pratiqué par la CNSS sans aucun fondement juridique.

Attendant que ” la CNSS même en étant un organisme public et ses dettes bénéficiant du statut d’une dette publique, néanmoins la loi ne donne aucun droit a celle ci de procéder à des ATDs”.

Une solution motivée qui devrait réconforter les entreprises qui se trouvent soudainement bloquées par cette pratique hasardeuse.

Nouveau décret autorisant les administrations à certifier conformes les copies des documents مرسوم جديد يسمح للادارات العمومية بالاشهاد بمطابقة نسخ الوثائق للأصل

Aller à la barre d’outils